Bonjour à tous,

C’est avec joie que je vous présente la 1ère lettre d’information sur la philosophie et les techniques associées au domaine du mieux-être. Cette lettre à notamment pour fonction de vous apporter une réflexion et des moyens concrets pour que les vents de l’harmonie soufflent davantage dans votre vie. Le bien-être et le bonheur sont des états de conscience qu’on peut apprivoiser dans son quotidien. Et j’ajouterai ceci par le biais de cette citation du Dalaï Lama : « Pour qui aspire à une vie heureuse, il est très important d’employer à la fois des moyens internes et externes ; en d’autres termes, d’associer développement matériel et développement spirituel ».

Le sujet du mois concerne notre ajustement au stress professionnel.

  •  L’ajustement au stress dans la vie professionnelle*.

Depuis quelques années, des psychologues ont étudiés le stress lié à des professions.

1. Une équipe de l’Université de Chicago conduite par Suzanne Kobasa (1981) a cherché, chez des officiers, des juristes et des dirigeants d’entreprises, des attitudes associées à une bonne résistance aux effets du stress. L’analyse de la littérature scientifique sur la question et de nouvelles observations empiriques ont permis de conclure à l’importance des trois attitudes suivantes.

Le sentiment de contrôle sur le cours de sa propre existence. La personne croit qu’elle est capable, par ses actions, d’influencer bon nombre d’évènements qui la concernent. Lorsque des situations pénibles surviennent, elle s’informe, analyse et prends des initiatives.

Une attitude positive ou de défi envers les changements. Les changements sont interprétés comme des ingrédients normaux de l’existence et comme des incitations au développement, plutôt que comme des frustrations ou des menaces pour la sécurité.

Le sens de l’engagement personnel. Le travail est envisagé comme valable et intéressant, plutôt que comme aliénant. La personne s’y engage, sans toutefois se laisser totalement absorber.

2. Christina Maslach (Université Berkeley, 1982) a étudié le « syndrome d’épuisement » (burnout syndrom) chez des médecins et des infirmières. Cet état se caractérise par l’impression de ne plus s’accomplir dans son travail, le sentiment de ne plus être affectivement disponible aux autres, le développement d’attitudes négatives vis à vis de l’entourage.

Les professionnels de la santé chez lesquels ce syndrome apparaît le moins souvent adoptent d’ordinaire une des deux (ou les deux) stratégies suivantes :

Ils communiquent avec des personnes auxquelles ils sont attachés (parent, collègue, ami) de façon à « digérer » ou « intellectualiser » les évènements dramatiques de la vie de travail ;

Ils se réservent des moment de solitude durant lesquels ils s’adonnent à des « routines de décompression » (relaxation, méditation, lecture, jogging, etc.)

Nous voyons notamment au travers de ces recherches qu’ils existent des comportements, une manière de penser et des activités qui favorisent la gestion de notre stress. Appliquez ces principes pour nous-même, c’est s’accorder plus de mieux-être dans la vie. La science s’intéresse à ces stratégies depuis peu encore. Ceci en comparaison de traditions spirituelles millénaires (Taoisme, Yoga, Bouddhisme…) qui ont intégré dans leur système philosophique un véritable Art de vivre.

Aujourd’hui et plus que jamais, la science unit à la spiritualité offre à l’homme une formidable opportunité de s’épanouir et de se construire un bonheur durable. Cela laisse présager de très large perspective d’avenir pour l’humanité si on se dit comme Jacques Dellile « le bonheur le plus doux est celui qu’on partage ».

Alain CHEBILI ( Thérapeute & Sophrologue)

* Cette étude est tirée de l’ouvrage de Jacques Van Rillaer : « La gestion de soi », 1992, Mardaga éditeur.